Au café "Les copains d'abord", Nevers.

 

Nous étions dix ce jour à l'atelier d'écriture ! dix écrivains en herbe, talentueuses et talentueux, gourmandes et gourmands, drôles et sages, je vous retrouverai volontiers bientôt...

Lili

 

 

A partir d'une photo noir et blanc (Izis, volets fermés) - la même pour tous les participants - Imaginez ce qu'il y a derrière ces volets.

 

Cela ressemble à une façade en mauvais état... une paire de volets munis de deux entre-jours afin de donner un peu de clarté, vu que ces volets sont fermés.

Mais non, il n'en est rien!

Derrière ces losanges, deux cavités de hait en bas séparent ces volets. Des habitants logent là, tout en haut de cette paire de volets fermés.

Quelles sortes d'habitants? demanderez-vous...

Des locataires de passage, des connaisseurs du lieu qui viennent y déposer leur progéniture, deux ou trois fois au cours de la belle saison. Cela ne dure que quelques semaines avec de nombreux aller-retour, afin de donner les forces nécessaires pour le premier envol... On peut y entendre des gazouillis, des piaillements de peur ou d'encouragement.

Chaque compartiment - ou alvéole - est bien gardé par le maître des lieux et gare à l'intrus qui voudrait faire main basse sur cette progéniture. Eh bien oui voilà bien un hôtel particulier qui abrite toutes sortes d'insectes avec - à son étage supérieur - les chambres de ces belles mésanges situé - qui apprécient ce douillet emplacement situé dans un coin de verdure inaccessible.

Martine

 

Extraite de "Grand bal du printemps" avec J. Prévert, une autre photo d'Izis : le manège.

Même consigne : je suis sur la photo.

 

je veux savoir ce que je fais ici.

Je suis un cheval, mais mes pieds ne touchent jamais le sol. J'ai le sentiment que ce n'est pas normal mais mes copains sont tous pareils. Donc peut-être que je me trompe ! sauf que, regarde : je vois des grands plus loin et leurs pieds touchent le sol et pas en même temps. Pourquoi moi je n 'arrive pas à le faire? Maintenant ils s'éloignent  et moi je reste ici...  Ce qui est bizarre aussi, c'est que quelquefois nous nous promenons, sans aller jamais bien loin.

J'ai toujours le même voisin, je suis là, derrière et je crois que le même cheval me suit tout le temps.

C'est plus amusant quand les enfants sont là, ça change : il y a du bruit, des couleurs, des fragrances intéressantes mais ils ne restent pas longtemps. Mes voisins, eux au moins, sont fidèles. Ils restent à mes côtés ; ils ne me quittent pas

Sandra